Cuba

DĂ©ceptions đź’”

Comme toujours en voyage, il existe des petites dĂ©ceptions que l’on ne pouvait prĂ©voir. Voici les miennes :

Les gens

Il serait faux – et même carrément pas sympa – de dire que les cubains n’ont pas un bon fond. Et pourtant, il m’a semblé très compliqué de créer des liens avec les gens sur place et de distinguer les vrais sourires des sourires intéressés.

Pour mieux comprendre, il faut garder à l’esprit que Cuba est une île, et donc isolée de tout avec pour principal vis-à-vis les Etats-Unis qui n’ont rien trouvé de mieux à faire que de bloquer tout échange avec Cuba (voir la minute culture).

Sous Obama, les cubains s’accordent pour dire que leur vie Ă©tait plus douce mais depuis l’arrivĂ©e de Trump… ça s’est fortement dĂ©gradĂ© ! Tous les biens de première nĂ©cessitĂ© sont des denrĂ©es rares. Vous auriez mĂŞme du mal Ă  trouver du parfum ou de la crème solaire. Sans parler des magasins de vĂŞtements qui sont quasi inexistants.

Bref, toute cette introduction pour expliquer qu’en tant qu’étranger nous possĂ©dons Ă©normĂ©ment par rapport au peuple Cubain et que leur rĂ©action logique est « comment arriver Ă  obtenir de l’argent de ces touristes ? Â».

Cuba a alors vu fleurir les « jinteros Â», ces petits vendeurs Ă  la sauvette et ces rois de la combine semi-foireuse. L’œil vif et le texte rĂ©pĂ©tĂ© et corrigĂ© de multiples fois, ils essayeront de vous vendre des cigares, de vous entraĂ®ner dans des cours de salsa, de vous montrer leur casa particular ou vous amener dans le meilleur bar Ă  mojito du pays.

Parfois insistants, parfois désagréables, les échanges que j’ai pu avoir avec les cubains ont un peu terni ce voyage.

Pour positiver, si vous rĂ©alisez par exemple la visite d’un plant de tabac avec un local qui vous aura racontĂ© une histoire cousue de fil blanc – expression de grand-mère, bonjour ! – pour vous y attirer, vous pouvez toujours vous dire que finalement vous avez fait une visite que vous auriez de toute façon payĂ© ailleurs et que malgrĂ© les moyens, la fin reste intĂ©ressante ! 


Le guide papier « le Routard Â» – Ed. 2019

Après plusieurs dĂ©ceptions lors d’autres voyages, le divorce est officiellement prononcĂ© avec le guide du routard depuis ce voyage Ă  Cuba !

Pourquoi ?

Je n’ai pas apprécié la quantité d’opinions personnelles partagées dans ce guide.
Si au moins c’était pour vendre du rĂŞve, ça pourrait encore passer ! Mais pas du tout ! On est assommĂ©s Ă  coup de « Ă§a n’en vaut pas la peine Â», « franchement trop cher pour ce que c’est Â» « pas grand-chose Ă  voir Â» « cascade banale Â»â€¦.
A les croire, rien ne vaut la peine et tout est hors de prix !

Certes, on doit souvent payer des droits d’entrĂ©es lors de promenades mais celui-ci s’élève gĂ©nĂ©ralement Ă  2 CUC (~1,8€), voire dans de rares cas 10 CUC (~ 9€) pour certains sites. Ce n’est pas la mer Ă  boire…

De plus, il s’est avĂ©rĂ© que certaines balades qui « n’en valaient la peine Â» nous amenaient dans des zones de baignade naturelles cachĂ©es par la vĂ©gĂ©tation et survolĂ©e d’hirondelles. Combien de beaux sites comme ça aurions-nous zappĂ© en Ă©coutant le Routard ?

D’autre part, leurs estimations des durĂ©es des promenades Ă©taient souvent erronĂ©es ! L’exemple le plus flagrant est une promenade annoncĂ©e Ă  30 minutes que mon compagnon et moi avons effectuĂ©e en… 1h45.
Ce ne serait pas trop grave en soi, sauf que pour une petite marche de 30 minute on pensait pouvoir se passer de bouteille d’eau ! Marcher 1h45 sous 37° sans eau, c’est autre chose 🥵

Enfin, les explications sur les diffĂ©rents sites est minime par rapport Ă  la quantitĂ© affolante de pages listant les casa particular ! La section dĂ©diĂ©e Ă  la Havane Ă©tant la pire : quelques maigres explications sur un quartier, entrecoupĂ©es de listes abominablement longues de casa sur le dit quartier.

Dans un pays sans wifi, un bon guide papier est pourtant super important!

Bref, plus jamais.


La Calle Obispo Ă  la Havane

La calle Obispo est – à la base – une des jolies rues de la Havane.

Du coup, les touristes y dĂ©barquent Ă  flots au point de la modifier au dĂ©triment de son charme ! C’est Ă  prĂ©sent une rue oĂą s’enchainent les petits magasins Ă  souvenirs, Ă  chapeaux, Ă  cigares, bref tout ce qui est clichĂ© et recherchĂ© par les Ă©trangers.

A mon sens, il ne lui reste plus que sa réputation. Les petites ruelles méconnues ayant beaucoup plus de charme.

Si vous recherchez un havre de paix dans cette rue, l’hĂ´tel Ambos Mundos – connu grâce Ă  Hemingway qui y avait jadis une chambre – dispose d’un bar avec terrasse au dernier Ă©tage. L’occasion de boire un verre au calme avec une vue sur les toits de la Havane.


Pinar del Rio

Initialement, mon compagnon et moi avions prévu de passer une nuit à Pinar del rio et de parcourir la ville à pied.

Autant dire que nous avons rapidement fait une croix sur ce plan : Ă  peine arrivĂ©s dans la ville, nous nous sommes faits harceler de jinteros (petits arnaqueurs) qui essayaient de nous faire prendre des fausses dĂ©viations, de nous emmener dans leur casa ou leur restaurant, de nous faire payer car nous stationnions le temps de chercher un logement. Bref, im-po-ssi-ble de se poser cinq minutes sans ĂŞtre harcelĂ©s de toute part.
Nous avons finalement fui la ville !

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