Japon

DĂ©ceptions đź’”

MalgrĂ© tous les aspects positifs dĂ©crits prĂ©cĂ©demment, quelques minimes dĂ©ceptions…

La forĂŞt de bambous d’Arashiyama

Ma première déception est la forêt de bambou d’Arashiyama dans la région de Kyoto. Le lonely l’a mise en photo de couverture d’une de ses éditions, la plupart des sites internet la citent et donnent ainsi l’impression que ça fait partie des choses à voir à Kyoto.
Je m’imaginais donc un sentier serpentant entre une forĂŞt de bambous dense et montant Ă  des hauteurs vertigineuses!
HĂ©las, il s’agissait plutĂ´t d’un sentier bondĂ© malgrĂ© la fin de journĂ©e, entourĂ© de quelques maigres bambous au travers desquels ont distinguait les habitations environnantes ou des pans de ciel.
Çà et là on retrouvait des japonais et des touristes en plein duckface devant leur canne à selfie.
Pour tout dire, on a cru jusqu’au bout que ce petit sentier un peu tristounet Ă©tait en fait le chemin menant Ă  la vrai forĂŞt… quelle surprise une fois arrivĂ©s au bout ! Heureusement, le cadre autour de la forĂŞt est assez agrĂ©able. C’Ă©tait une petite consolation…


Nikko

Au niveau des visites, une autre dĂ©ception – minime – fut la petite ville de Nikko. Celle-ci se visite en une journĂ©e depuis Tokyo.
Très rĂ©putĂ©e pour la beautĂ© de ses paysages et visitĂ©e Ă  de nombreuses reprises pour tout japonais qui se respecte, Nikko ne s’est pas avĂ©rĂ©e Ă  la hauteur de mes espĂ©rances.
En tant que haut lieu touristique, la ville Ă©tait bien sĂ»r bondĂ©e. Heureusement que les japonais sont respectueux car il y aurait eu de quoi perdre patience! De plus, alors que la mĂ©tĂ©o Ă  Tokyo Ă©tait tout Ă  fait agrĂ©able, il rĂ©gnait dans Nikko une atmosphère humide et pesante. Un petit crachin froid est tombĂ© de la matinĂ©e jusqu’Ă  la fin d’après-midi donnant Ă  l’endroit un aspect un peu sinistre.
La dĂ©ception reste minime car je pense qu’en Ă©tant prĂ©venu qu’il y a un risque de se retrouver face Ă  un horde de touristes, on s’attend moins Ă  un havre de paix et de tranquillitĂ©. Et pour la mĂ©tĂ©o, c’Ă©tait peut ĂŞtre juste un mauvais jour!


La conscience Ă©cologique du Japon

De par leur souci de la propreté, les japonais consomment et sur-consomment les plastiques à usage unique.
Par exemple, lorsque vous rentrez dans un commerce, tout achat est emballĂ© dans un triple sachet. De plus, si vous vous promenez par jour de pluie, pas question de rentrer dans un bâtiment avec un parapluie qui pourrait laisser des gouttes d’eau au sol! Il faut impĂ©rativement ranger le parapluie dans un long sachet spĂ©cialement pensĂ© Ă  cet effet. Une fois sorti, il faut jeter le sachet car il est interdit de le rĂ©-utiliser ailleurs!
Enfin, lors de certaines visites, on vous demande de retirer vos chaussures et de mettre celles-ci dans un sachet (pas le choix lĂ  non plus, mĂŞme si elles ne touchent pas le sol) qu’il faudra jeter en fin de visite. Imaginez le nombre de touristes qui foulent le sol du château d’Himeji et vous aurez une idĂ©e de la montagne de dĂ©chets – totalement inutiles – que cela engendre.
Bref, si Greta Thunberg voyait cela, elle ne serait pas très contente!


Le musée du manga de Kyoto

A moins d’être un trèèèès trèèèès grand fan du comic book à la japonaise et de comprendre le japonais, difficile d’apprécier la visite. En effet, les traductions sont rares et les mangas présentés sont souvent méconnus.
On croit être paré car on connaît les classiques (one piece, dragon ball, death note, fullmetal alchemist, naruto, assassination classroom…) et bien NON ! La culture du manga au japon dépasse tout ce qu’on pourrait imaginer 🙂


Le marché au poisson de Tsukiji à Tokyo

Pour vous rendre au marchĂ©, il faudra dĂ©jĂ  vous lever tĂ´t. Personnellement, ça ne m’a jamais posĂ© de problème en vacances mais ce qui est plus frustrant c’est qu’il faut se lever tĂ´t et que en plus le marchĂ© n’ouvre aux touristes qu’une fois qu’il est en train… de fermer!
Nous sommes en effet tolérés lorsque tous les achats ont été effectués et que les étales sont quasi vides.
Moi et mes amis avons donc dĂ» attendre pendant presque 2h dans une rĂ©gion reculĂ©e de Tokyo oĂą il n’y avait rien Ă  faire pour finalement visiter un marchĂ© quasi vide. De plus, contrairement au reste du japon oĂą tout le monde est très respectueux, ici on sent qu’on dĂ©range! Entre les pots d’eau “poissonnĂ©es” qu’on jette dans l’espace de passage juste au moment oĂą on s’y trouve (autrement dit, on a presque droit Ă  une douche de poisson) et les regards dĂ©saprobateurs, le message est assez clair.
Et pour couronner le tout: photos interdites! MalgrĂ© les Ă©tales quasi vides, ça me dĂ©mangeait et me retenir de sortir mon appareil ne m’a pas du tout aidĂ© Ă  apprĂ©cier la visite.
Beaucoup de complications et de perte de temps pour pas grand chose donc!


Les bars Ă  chats ou neko cafe

On s’imagine un endroit cosy oĂą siroter un macha (si on n’a pas goĂ»tĂ© et qu’on croit encore que c’est bon) ou une vraie boisson entourĂ© de petits chats ronronnants.
En fait c’est pas trop ça.. dĂ©jĂ , on paie en fonction du temps passĂ© sur place. Personnellement, ça ne me dĂ©tend pas du tout et ça me donne envie de me dĂ©pĂŞcher.
Ensuite, les chats semblent complètement assommĂ©s et tellement de choses sont interdites qu’on doit presque dĂ©ambuler dans la salle en retenant son souffle.
En effet, on ne peut pas soulever les chats, on ne peut pas toucher les chats qui ont certaines couleur de collier, on ne peut pas utiliser de flash, on ne peut pas faire plein de choses! C’est pour le bien ĂŞtre de l’animal, donc c’est logique mais personnellement j’avais toujours peur de commettre un impair.

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